La société capitaliste néolibérale prône et exalte l’individu et son intérêt, mais – que foutaises ! – il s’agit d’un simulacre. Elle n’est ni individualiste, ni libérale, mais profondément autoritaire : elle se fonde sur des principes de verticalité, de hiérarchie, d’exploitation et de profit.
Ô lecteur, l’individu est mort – et cela depuis longtemps ! – depuis l’avènement de la modernité. Le passage d’une société traditionnelle, rurale et grégaire à une société séculaire, urbaine, capitaliste et industrielle a nié l’unicité de l’individu. L’homme moderne est devenu un esclave, inconscient de sa propre condition. Il vit en servitude d’un système totalitaire qui – au-delà de tout – le réduit à néant : il devient une entité anonyme et interchangeable, un simple rouage dans un système dont il n’a aucun contrôle et qui le dépasse totalement. L’individu se subsume alors dans la masse, réduit au rôle de producteur et de consommateur.
Mais cette condition misérable lui échappe la conscience ! En effet, l’homme moderne est réduit à l’ignorance. Le système totalitaire marchand lui a ôté toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie, mais qui ne le sait pas — ou plutôt qui ne veut pas le savoir.
16/12/24
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