LA RÉALITÉ N’A PAS DE FONDEMENT : L’ANTI-FONDATIONALISME

La philosophie a longtemps cherché un point d’ancrage ultime : la matière pour le matérialisme ; l’esprit ou le mental pour l’idéalisme ; Dieu pour le théisme ; l’expérience vécue pour la phénoménologie ; les Idées pour le platonisme. Mais cette quête repose sur une chimère qui a induit en erreur toute la pensée philosophique occidentale et qu’il faut abandonner, celle du fondationalisme : l’idée que la réalité doit, en dernière instance, reposer sur un fondement absolu.

Toute tentative de fonder le monde, que ce soit dans la matière, les lois, la conscience, ou l’Être entraîne nécessairement une régression infinie, qui est inexorable.

Il s’ensuit que le monde n’a pas de fondement ultime. Il n’existe pas de substance fondamentale, d’essence finale à partir de laquelle tout émergerait, et pas de niveau privilégié où la réalité est « ce qu’elle est vraiment ». Rien n’existe de manière absolue ou ultime : la réalité consiste un réseau infini de relations, sans rien qui existe en soi.

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